GIORGIO ARMANI ANNONCE HEIMAT. A SENSE OF BELONGING

par | Fév 26, 2020 | ART & CULTURE, MODE, NEWS

Giorgio Armani a le plaisir d’annoncer une nouvelle exposition au Armani/Silos, dédiée au travail du Peter Lindbergh.

Intitulée “Heimat. A sense of belonging” qui présentera une vaste sélection du travail de Peter Lindbergh, couvrant plusieurs décennies de travaux publiés et non publiés.

L’exposition ouvrira ses portes le 22 février, coïncidant avec la Fashion Week de Milan, et durera jusqu’au 2 Aout.

Personnellement mis en scène par Giorgio Armani avec la Fondation Peter Lindbergh, l’exposition rend hommage aux puissantes affinités entre deux visionnaires dont le sens unique de l’identité a établi des normes très personnelles, dans l’art mais aussi la vie. Giorgio Armani and Peter Lindbergh partagent des valeurs qui imprégnaient leur esthétique respective.  L’appréciation pour la vérité de l’âme et la quête d’honnêteté par opposition à l’artifice, en particulier, en ont fait des collaborateurs proches depuis le début des années 80 et tout au long de leur carrière.

Se concentrant sur les aspects connus et moins connus de l’œuvre de Lindbergh, « Heimat. A sense of belonging » se déploie comme un mouvement de trois sections au rez-de-chaussée du Armani/Silos. Le point de vue unique du photographe, son idée de l’espace et de la beauté et son esthétique indubitable se révèlent, avec les sources d’inspiration, dans un voyage qui va au-delà de l’idée de la photographie de mode, à commencer par les portraits de The Naked Truth, accrut par les ambiances puissantes d’Heimat, associé à la crudité surprenante de The Modern Heroine.

La compréhension de la féminité par Lindbergh, son intérêt pour la personnalité et sa propension à la vérité l’ont toujours distingué parmi ses pairs. Il y a une honnêteté inhérente à l’œuvre de Lindbergh qui est étroitement liée à son propre Heimat. Le mot heimat, en allemand, signifie plus que chez soi : c’est une place de cœur ; là où on appartient. Pour Lindbergh, heimat était le fond industriel de Duisburg, avec ses usines, le brouillard, le métal et le béton. L’esthétique berlinoise des années 1920 était une autre empreinte indélébile. À travers le filtre d’un regard plein d’âme, ces sources ont engendré un sentiment de beauté brute qui marque toute l’œuvre du photographe.

Le cœur de l’exposition Armani/Silos s’articule autour d’images dans lesquelles l’environnement industriel expressif est plus que de simples arrière-plans : protagoniste narratif, aussi joliment nu dans leur vérité que les portraits de Lindbergh, toujours dépouillés d’artifice, et son idée de l’héroïne moderne comme une femme puissante qui montre des signes de l’âge et du temps qui passe avec fierté. Dans ces trois mouvements, Heimat. A sense of belonging décrit la complexité et la franchise de l’œuvre de Lindbergh, et son sens de l’intemporalité.

« J’ai toujours admiré Peter pour la constance et l’intensité de son travail. L’intemporalité est une qualité à laquelle j’aspire personnellement, et que Peter possédait assurément. Avec cette exposition au Armani/Silos, je veux rendre hommage à un merveilleux compagnon professionnel dont l’amour pour la beauté représente une contribution indélébile à notre culture, et pas seulement à la mode », déclare Giorgio Armani.      

Connu pour ses images cinématographiques, Peter Lindbergh (1944-2019) est né à Leszno, en Pologne, a passé son enfance à Duisburg (Rhénanie-du-Nord-Westphalie). Il a étudié les beaux-arts à Berlin et la peinture libre à Krefeld, tournant son intérêt pour la photographie après avoir déménagé à Dusseldorf en 1971. Rejoignant la famille du magazine Stern avec les légendes de la photographie tel qu’Helmut Newton, Guy Bourdin et Hans Feurer, il s’installe à Paris en 1978 pour poursuivre sa carrière. Lindbergh a rapidement introduit une forme de nouveau réalisme, priorisant l’âme et la personnalité des sujets, changeant ainsi les normes de la photographie de mode pour de bon, s’éloignant de l’âge et des stéréotypes de beauté. Son travail est surtout connu pour les portraits simples et révélateurs, et les fortes influences du cinéma allemand au début et l’environnement industriel de son enfance.      

Depuis la fin des années soixante-dix, Peter Lindbergh a collaboré avec des magazines prestigieux, comme Vogue Américain et Italie, Rolling Stone, Vanity Fair,  Harper’s Bazaar  US, Wall Street Journal Magazine, Visionaire,  Interview  et  W. Il a photographe trois calendriers Pirelli, en 1996, 2002 et 2017 respectivement, et son travail est présenté dans les collections permanentes du Victoria and Albert Museum (Londres), Centre Pompidou (Paris), MoMA PS1 (New York). Il a eu également des expositions individuelles au Hamburger Banhof (Berlin), au Musée d’Art Bunkamura (Tokyo), au Musée Pouchkine des Beaux-Arts (Moscou) Kunsthal Rotterdam, à la Kunsthalle Denchen, à la Reggia di Venaria (Turin) et au  Kunstpalast de Dusseldorf.             

Peter Lindbergh a réalisé un certain nombre de films et documentaires acclamés par la critique : Models, The Film (1991) ; Inner Voices (1999) a remporté le prix du meilleur documentaire au Festival international du film de Toronto (TIFF) en 2000 ; Pina Bausch, Der Fensterputzer  (2001) et Everywhere at Once  (2007), qui a été racontée par Jeanne Moreau et présentée aux Festivals de Cannes et de Tribeca.