MARNI S/S 2021 VOL.2 COLLECTION

Celui-ci ne concerne pas les vêtements. Et pourtant, tout est question de vêtements.

Les vêtements comme connecteurs collectifs créant une communauté et issus d’une communauté. Les vêtements comme vecteurs de liberté et d’expression de soi. Le moi qui est traditionnellement associé au récit de la mode se transforme en un WE.

La nécessité, l’unité, l’inégalité, la beauté, l’isolement, l’intimité, les retranchements, le changement et la lutte qui marquent ce moment même le demandent.

Celui-ci est un effort collectif. Le WE du studio. Le WE de la communauté Marni. Pas des modèles, mais des êtres humains avec leur vie dans toute leur imprévu. De vraies personnes qui ont reçu des tenues de la collection avant que la collection ne soit réellement présentée, la dégustant avant même que la recette ne soit terminée, ajoutant leur propre interprétation au résultat final, rendant ainsi le résultat final incontrôlable.

Celui-ci est tout au sujet du processus.

Le processus de fabrication collective en studio. Le processus de porter des choses individuellement, dans la vie, de partager les points de vue qui font une communauté mondiale. Le processus d’échange d’idées, aussi, et ces idées et pensées se sont transformées en mots qui parcourent les vêtements. Celui-ci vise à célébrer l’essence de ce que Marni représente, de manière progressive.

Cette collection consiste à faire des choses: agrafer, griffonner, briser des morceaux et des morceaux tous ensemble dans le studio. Recadrer un manteau, couper un maillot de bain pour le transformer en débardeur, coller une semelle épaisse à une paire de chaussures, ajouter un zip extra long à un sac pour le faire ressembler à une torpille, couper un tutu en deux. Long, court, mince, spacieux, effiloché, vernis, coton, cuir, gaze, puis fleurs, rayures et mots: c’est une déconstruction complète des formes, des textures et des motifs. La beauté fait une paire avec la rébellion, célébrant l’ouverture de l’inachevé.

Celui-ci concerne le processus qui ne se termine jamais, car il fait partie du processus quotidien – la vie – du public. Et ainsi de suite et ainsi de suite. Celui-ci est une expérience sociale. Les vêtements sont accidentels, et pourtant les accidents arrivent toujours pour une raison.

Celui-ci, surtout, ne revient pas à la normale. Il s’agit de découvrir la fragilité comme force et les émotions comme connexion, célébrer les dissonances qui font une symp

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