LOEWE choisit a nouveau l’unesco pour son défilé printemps été 2018

Présentée à l’Unesco, dans le 7ème arrondissement de la capitale, la collection proposait une silhouette longiligne mais pleine de courbes, avec des modèles qui revenaient plusieurs fois dans le défilé, dans des matières différentes. Comme cette sensationnelle jupe de squaw travaillée en patchwork, d’abord en daim et cuir brut, puis avec diverses chutes de denim.

 

 

Anderson avait décoré l’espace avec de magnifiques tentures accrochées aux murs blancs : des images en noir et blanc de Steven Meisel ou des photos d’enfants en train de courir dans la boue que le créateur a achetées sur un marché provençal. Des minuscules santons en céramique étaient posés par terre, ou sur des petits chandeliers. Jonathan Anderson avait déjà posé les bases d’une silhouette extrêmement identifiable (toujours légèrement oversize), et l’a épurée cette saison pour créer des tenues de jour extrêmement sensuelles. Tout ce qui passe dans son radar est susceptible d’être transformé en produit arty.

Tout au long du défilé, le logo de la maison a été décliné de façon délibérément ironique : des casques de pompier en peau de serpent avec un gros logo en cuir cousu devant, ou d’autres posés sur les manches de pulls ras-du-cou en cachemire plein de douceur. Le tout était très arty, mais facile à porter.

Pour le créateur, il s’agissait de « jouer avec les concepts de grandeur et petitesse. (…). Répéter une silhouette dans un mouvement circulaire ». Jonathan Anderson expliquait en coulisses : « La femme Loewe s’est évadée de son univers domestique. Je voulais donc une femme libre, avec une silhouette longiligne. Les petites sculptures, c’est une décision que j’ai prise il y a trois jours. Je voulais un énorme bruit et des moments de silence, car j’adore ce genre d’espaces ».

Souligné par une bande-son spectaculaire signée du DJ français Michel Gaubert, associant Trevor Jackson, Dinos Chapman et Mammatus, c’était un authentique événement en matière de mode, et une nouvelle victoire écrasante pour Anderson. Comme on dit en France, « il se balade », c’est à dire que tout ce qu’il tente fonctionne sans efforts.

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