LES FEMMES EN DIOR

Le 3e festival Normandie impressionniste célèbre le portrait.Le musée Christian Dior de Granville s’y associe en présentant une galerie de 40 personnalités habillées en Dior, depuis le choc planétaire du New Look en 1947 jusqu’à aujourd’hui..

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Les femmes, avec leur instinct si sûr, ont dû comprendre que je rêvais de les rendre non seulement plus belles, mais plus heureuses. Leur faveur fut ma récompense.» Christian Dior

L’exposition, conçue par la commissaire Florence Müller, montre ce lien très fort qui unit le couturier à ses clientes et le processus d’appropriation. Une robe, d’abord conçue pour un défilé et l’admiration du public international, est ensuite coupée aux mesures précises de la cliente et devient une facette de sa personnalité. Dans l’incroyable Who’s who mis en scène, certaines personnalités sont attendues, parangons de l’élégance de l’entre-deux-guerres. Il en va ainsi de l’actrice Madeleine Page, de Francine Weisweiller, grande mécène et amie de Jean Cocteau, de la comtesse de Ribes, qui fut élue dans les années 1950 «femme la plus élégante du monde».

By Bert Stern

By Bert Stern

La royauté anglaise est présente avec la princesse Margaret et la duchesse de Windsor. Mais c’est bien au-delà des cercles mondains de la vieille Europe que Christian Dior déploie son influence. À côté d’accessoires comme le fameux mannequin Stockman (toujours en production), qui permettait d’adapter les créations aux mensurations exactes des clientes, c’est toute la splendeur des Fifties et des Sixties qui nous revient, comme un fort vent de nostalgie. Voici Grace Kelly, devenue princesse de Monaco, voici la princesse Soraya et l’impératrice Farah, voici María Félix, la diva mexicaine qui fit tourner tant de têtes. Mais aussi l’épouse d’Arturo López-Willshaw, roi chilien du guano, ou Liz Taylor, qui devait devenir pour toujours l’incarnation de Cléopâtre, ou encore Eva Perón, la pasionaria des descamisados de Buenos Aires…

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Il n’est pas commun de conserver une garde-robe dans son intégrité, incluant les vêtements avec les accessoires et la lingerie. C’est ici le cas pour cinq exemples très parlants dont celui de Suzanne Luling, amie d’enfance puis directrice des ventes et des relations publiques de la maison Dior. Si l’on se souvient de Marilyn Monroe s’habillant en Dior pour sa «dernière séance» de juin 1962 à l’hôtel Bel-Air de Los Angeles, sous l’objectif du photographe Bert Stern, les générations actuelles ne sont pas en reste. On pense évidemment à Charlize Theron et Natalie Portman, respectivement égéries de J’Adore et de Miss Dior, ou encore à Rihanna. L’exposition se clôt sur des tenues d’exception, celles que l’on ne porte qu’en quelques occasions : pour le plus beau jour de sa vie, celui d’un mariage en blanc, ou pour la montée des marches au festival de Cannes…

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