Le défilé Elie Saab, haute-couture, P/E 2013-2014

Ode à la délicatesse chez Elie Saab

 

 Virginie Ledoyen, Clothilde Coureau et marie José-Croze

 

La délicatesse est une subtilité toute féminine. Plus qu’une qualité, elle s’appréhende tour à tour comme un sentiment, un état d’esprit, une élégance fragile que l’on porte comme un parfum.

Raffinement ultime, elle s’invite ici avec transparence au contact de grains de peaux laiteux.

Tombé ivoire et touches d’or rose, accents coquelicot et volumes de tulle mauve, la collection s’illustre comme une ode à la délicatesse.

Comme un trait de caractère sensible.

Exigeante, la délicatesse se cristallise sur des dentelles d’une transparence inégalée, dissimulés, par moments, sous des capes d’une fluidité agile.

Discrète, elle se pique de motifs floraux et pétales de dentelles qui, rehaussés d’accumulations de losanges et formes abstraites, composent des tableaux d’une grande richesse.

Chic, elle se glisse dans une robe « seconde peau » rose pâle, quand elle ne se cache pas sous un parterre de précieuses dentelles ourlées de pierres.

 

 

Nacrée et scintillante, la délicatesse agit avec minutie : auréolés de cabochons et pierreries, de broderies d’inspiration baroques et de collerettes-bijoux, les robes appuient son noble port de tête.

Douce, la délicatesse se distingue dans le sillage d’une traine en shantung de soie sauvage cuivrée.

Recherchée, elle s’affirme dans une silhouette en crêpe Georgette d’une grande modernité : rebrodée de paillettes impressionnistes, elle s’anime d’esquisses néobaroques surlignées de perles noir jais.

Infiniment gracieuse, elle s’enveloppe, dans un dernier élan, de volumes cristallins, de dentelles champagne doublées de crin qui s’articulent autour de sa silhouette pour la magnifier.

 

 

 

 

 

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