La maison Dior s’expose au musée d’art de Dallas

À la suite de son succès exceptionnel au Denver Art Museum, l’exposition Dior: From Paris to the Worldest à découvrir, dans une nouvelle version, au Dallas Museum of Art,du 19 mai au 1er septembre 2019. Cette rétrospective célèbre plus de soixante-dix ans de haute couture, au fil d’un voyage dans le temps et dans les nombreux pays explorés parle couturier-fondateur et ses successeurs.

 

 

« Couturier parisien, il me fallait connaître non seulement les besoins des femmes françaises,mais aussi ceux des femmes élégantes du monde entier », écrit Christian Dior. En mars 1957,une paire de ciseaux géante à la main, il est le premier couturier français à faire la unedu prestigieux Time Magazine, comme s’il s’apprêtait à façonner le monde de son regard visionnaire. Cette image n’est pas loin de la réalité. Elle en est même le reflet exact. Dix ans auparavant, le 12 février 1947, le couturier avait été déifié par Carmel Snow, la rédactrice en chef d’un autre grand titre américain, Harper’s Bazaar, devenant aussitôt l’ambassadeur de l’élégance parisienne outre-Atlantique, avant même de parcourir le monde.

 

 

Après le Denver Art Museum, l’exposition Dior: From Paris to the Worldest réinterprétée par le Dallas Museum of Art, au Texas. Le musée présentera des créations exposées pour la première fois, depuis le New Look de Christian Dior jusqu’à la dernière collection haute couture de Maria Grazia Chiuri, dédiée à l’imaginaire féerique du cirque.Il accueillera également plus de 200 pièces exceptionnelles dévoilant les coulisses et la richesse des univers de la Maison : des modèles de haute couture, des toiles d’atelier ayant donné vie aux collections, mais aussi de précieuses photographies, des archives rares,des croquis originaux ou encore des objets liés aux parfums et au maquillage Dior. Cette exposition raconte ainsi l’extraordinaire destin du couturier français adulé par Hollywood et par les plus grandes stars de la planète, et rend un sublime hommage à sa vision créative et à celle de ses successeurs.

 

 

La scénographie, repensée spécialement pour ce musée, est signée par l’architecte Shohei Shigematsu*, qui avait imaginé celle de la précédente édition au Denver Art Museum. Dès l’entrée, le visiteur se retrouve plongé dans la magie et le rêve du 30, avenue Montaigne,au fil d’un décor immersif, avant de découvrir quinze espaces thématiques, dédiés tantôt aux icônes (la veste Bar, manifeste du New Look, ouvre l’exposition), tantôt à l’amour de l’art et des cultures étrangères. Ne sont pas oubliées, bien sûr, les« Ladies in Dior »,égéries fidèles, ferventes clientes et stars illustres, de Marilyn Monroe à Natalie Portman.

 

 

Cette odyssée dans le temps et de par les continents s’illustre par un dialogue sans précédent avec les œuvres inspiratrices. Ainsi, les créations d’Yves Saint Laurent répondent à Marlon Brando dans le film L’Equipée sauvage, les imprimés abstraits de Marc Bohan résonnent avec la puissance de Cathedral, le tableau saisissant de Jackson Pollock, l’esprit baroque de Gianfranco Ferré s’associe à un majestueux portrait peint par Alessandro Allori,l’extravagance de John Galliano côtoie une peinture religieuse sud-américaine appartenant aux collections du Dallas Museum of Art, tandis que la passion de Raf Simons pour l’art contemporain se révèle à travers une toile de Sterling Ruby, l’une des inspirations de son premier défilé. La fascination de Maria Grazia Chiuri pour les artistes femmes s’incarne,quant à elle, dans The Chair, l’œuvre surréaliste de Leonora Carrington.

 

 

Ponctuant ce fabuleux parcours, où se rencontrent les arts et la mode, un espace dédié aux voyages dévoile un book inédit d’archives – composé de coupures de presse,de photographies, de publicités ou encore de croquis – sur le défilé de Christian Dior à Dallas, en 1954, où il présente la ligne H. Une aventure avec la ville américaine qui débute dès 1947, lorsque le couturier-fondateur y reçoit l’Oscar de la mode.« Au moment de me mettre au travail pour ma seconde collection, je reçus une lettre de la maison Neiman Marcus m’invitant à me rendre à Dallas (Texas) pour y recevoir un Oscar. (…) En relisant la lettre, je découvris que l’Oscar, créé pendant la guerre, serait décerné pour la première fois à un couturier français, et cette consécration, j’allais l’obtenir dès ma première collection !»raconte Christian Dior dans ses mémoires. C’est ainsi qu’en 1947, quelques mois après la révolution du New Look, il reçut ce trophée, décerné chaque année par le grand magasin de luxe américain. Symbole d’une amitié indéfectible avec les Etats-Unis, il marque aussi le début de son ouverture sur le monde et de ses grands voyages. Ainsi le couturier écrit-il l’histoire de sa Maison parisienne, bien au-delà de l’histoire de la mode, dans une perspective internationale, pérenne et artistique. Dans cette même lignée, onze ans plus tard, son successeur Yves Saint Laurent recevra également, à Dallas, le prestigieux Neiman Marcus Award pour la maison Dior.

 

 

Le commissariat de Dior: From Paris to the Worldest assuré par Sarah Schleuning,conservatrice principale des arts décoratifs et du design du Dallas Museum of Art,en collaboration avec Florence Müller qui a orchestré la précédente édition au Denver Art Museum, ainsi que l’exposition au musée des Arts décoratifs, à Paris,Christian Dior,couturier du rêve, au succès retentissant.Cette exposition à Dallas, au Texas, a été rendue possible grâce au prêt des archives Dior Héritage de la maison Dior. Elle a bénéficié également des prêts des plus grands musées américains, dont le Chicago History Museum et le Henry Ford Museum de Detroit, ainsi que de collectionneurs privés tels qu’Hamish Bowles.

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