LA COLLECTION BABY DIOR AUTOMNE HIVER 2019-2020 EST UNE FETE

Le bal fut l’une des grandes passions de Christian Dior. C’est à Granville, en Normandie dans une villa perchée au sommet d’une falaise, face à la mer, qu’il a développé son sens du merveilleux.

Dans ce cadre enchanteur, son enfance est rythmée par les fêtes des Fleurs et les carnavals. Il y participe en réalisant lui-même ses déguisements et ceux de ses amis. Une année, il se déguise en Pierrot aux côtés de son frère aîné, ou prend la pose sur une photographie, coiffé d’un large chapeau de paille. Son goût pour les costumes se prolongera jusqu’à l’âge adulte, notamment lors d’une soirée de charades organisée à Paris où les convives s’amusent à incarner « à grand renfort d’abat-jour, de dessus de lit et de rideaux, tous les personnages de l’histoire ». À Paris, il fréquente avant-garde artistique de l’époque et nourrit sa créativité de l’atmosphère stimulante qui y règne : « Les fêtes de cet ordre sont de véritables œuvres d’art. Elles peuvent irriter, par leur faste même, mais elles sont souhaitables, nécessaires, importantes si elles redonnent le goût et le sens des réjouissances authentiques », raconte-t-il dans ses mémoires. Au bal des Rois et des Reines, en 1949, il apparaît ainsi en impressionnant roi des animaux. Deux ans plus tard, il se montre déguisé en fantôme de Venise pour le bal donné, au cœur de la Sérénissime, par Charles de Beistegui, au palais Labia. A cette occasion, il réalise avec Salvador Dalí et son épouse, Gala, un cortège de personnages pour l’entrée dite « des Géants ».

 

 

Le bal, c’est la magie d’un instant, une célébration durant laquelle tout est possible. C’est cette idée même qui a inspiré Cordelia de Castellane pour créer les pièces de la collection automne-hiver 2019. La Directrice Artistique de Baby Dior a été aussi guidée par des événements qui ont marqué le XXe siècle pour créer ses propres bals imaginaires baptisés de noms évocateurs mêlant jeux de l’enfance et monde des artistes : le bal de la Forêt, le bal Cache-cache, le bal de la Bibliothèque rose, le bal des Artistes, ainsi que le bal de Proust.

 

 

 

Retraçant une soirée de petites filles, animée de rires et d’amusements à la légèreté espiègle, la Directrice Artistique a dessiné des tenues festives, confortables, dévoilant des détails ludiques, comme des boutons en forme de dé, des patchs abeille ou encore des petites têtes de chat brodées sur une robe. Les matières sont elles aussi surprenantes : du tulle avec des motifs peints à la main, de la laine brillante, du Néoprène éclatant ou encore du velours scintillant. Un sac rond en toile Dior Oblique fait son apparition.

 

 

 

 

Ce nouvel accessoire, emprunté au vestiaire de la femme, twiste une silhouette en un clin d’œil. Côté garçons, la fête est aussi au rendez-vous. Le roi des animaux – en hommage au costume tant aimé et porté par Christian Dior – s’invite, majestueux, en broderie sur un pull, tandis qu’un jean dévoile des touches de peintures colorées réalisées à la main et qu’une chemise se décline en imprimé toile de Jouy, l’une des signatures de la Maison. La palette des nuances s’étend du vert au rouge, sans oublier le gris, l’une des teintes favorites de Monsieur Dior.

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