Héritage de Pierre bergé: le musée Yves Saint Laurent ouvre ses portes dans la capitale

Pierre Bergé, disparu il y a peu, a laissé derrière lui un héritage culturel qui n’est pas des moindres: le musée Yves Saint Laurent Paris.

 

Une oeuvre conservée par les soins de sa fondation, et désormais également pérennisée par deux musées, l’un à Paris, l’autre à Marrakech, qui ouvrira le 19 octobre. De taille bien moindre que le musée marocain accueilli dans un bâtiment tout neuf, celui qui ouvre au public le 3 octobre à Paris est situé dans l’hôtel particulier du 19e siècle de l’avenue Marceau où se trouvait la maison de couture jusqu’à sa fermeture en 2002 et qui a ensuite hébergé la fondation.

 

 

La visite se fait sur 450 mètres carrés de parcours, dans de petits espaces cloisonnés, qui donnent une impression d’intimité. Dans l’atelier à l’étage, restitué quasiment à l’identique, on s’attend presque à voir surgir Yves Saint Laurent : ses lunettes sont posées sur son bureau, sa blouse blanche sur le dossier de la chaise, la gamelle de son chien Moujik est disposée au pied de la table.
Dans ce musée uniquement consacré à la haute couture, les pièces emblématiques du couturier qui a « donné le pouvoir aux femmes » sont en bonne place : le smoking, la saharienne, le jumpsuit, le trench-coat, devenues des classiques de la garde-robe féminine. Sur un podium voisin, des pièces de la première collection en 1962, et en face, des croquis et des photos de sa préparation.

Plusieurs salles abordent les sources d’inspiration d’Yves Saint Laurent, disparu en 2008. Dans la partie « voyages imaginaires », une robe africaine de 1967 se dresse comme un totem, ses seins coniques rappelant ceux des corsets, ultérieurs, de Jean Paul Gaultier.

Une cape couverte de broderies de bougainvilliers évoque le jardin Majorelle à Marrakech, à côté d’un ensemble de la fameuse collection des ballets russes de 1976. L’oeuvre d’Yves Saint Laurent se nourrit de l’histoire de la mode, avec ses robes de vestales de l’Antiquité, ses longues robes de velours médiévales, jusqu’aux silhouettes des années 1940.

Le musée, qui a reçu le label Musée de France garantissant l’inaliénabilité des collections, a vocation à accueillir à partir d’octobre 2018 des expositions temporaires. Le prix des billets va de 7 à 10 euros.

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