Dior célèbre le « Bal Tiepolo »

Renouant avec son héritage unique, sa passion pour l’art et les bals somptueux, Dior célèbrele « Bal Tiepolo », le 11 mai, aux côtés de la fondation Venetian Heritage – à l’occasion de son vingtième anniversaire – au cœur du fabuleux palais Labia.

 

 

Donnée à l’occasion de l’ouverture de la Biennale de Venise, au profit de la restauration et de la promotion du patrimoine culturel vénitien*, cette soirée unique faisait revivre un art de la fête cher à la Maison : l’esprit fastueux des bals, et en particulier celui de l’iconique« Bal du Siècle »imaginé par Charles de Beistegui en ce palais mythique, en 1951.

 

 

Venise est, pour la maison Dior, indéniablement liée à la légende du« Bal du Siècle » organisé au palais Labia, le 3 septembre 1951, par Charles de Beistegui, alors propriétaire du palais.Un événement extraordinaire orchestré par cet esthète passionné, décorateur et collectionneur d’art, juché, ce soir-là, sur de grandes échasses, coiffé d’une perruque, tel le procureur de la république de Venise. Christian Dior prit part à la fête aux côtés de Salvador Dalí. Ils conçurent tous deux les costumes blancs et noirs des géants, annonçant, par leur arrivée chorégraphiée,le début des festivités.« Ce fut la plus belle soirée que je vis et verrai jamais. La splendeur des costumes égalait presque les atours triomphants des personnages de Tiepolo peints à fresque sur les murs. Toute la profondeur de la nuit italienne plaçait ce spectacle nocturne hors du temps (…). Les fêtes de cet ordre sont de véritables œuvres d’art », écrira, dans son autobiographie, le couturier, à jamais ébloui.

 

 

Autres liens de choix avec ce palais de légende : une robe, une star et une photographie, devenues toutes trois iconiques. Christian Dior dessina, en effet, une tenue de bal pour Daisy Fellowes,muse de la haute société, à la beauté magnétique, et journaliste de Harper’s Bazaar. Cette création qu’elle porta pour le« Bal du Siècle »restera gravée dans la mémoire collective grâce à la photographie de Cecil Beaton, publiée dans Vogue. Sur ce cliché, Daisy Fellowes fait face à l’une des incroyables fresques célébrant Antoine et Cléopâtre, réalisée par le peintre vénitien Giambattista Tiepolo pour décorer les murs de la gigantesque salle de bal du palais Labia.

 

 

À travers ce bal inédit et ce palais, la maison Dior renoue avec l’extraordinaire âge d’or baroque– et l’esprit de la haute société avant-gardiste – de Venise, et soutient le Venetian Heritage – dont le chairman est l’architecte Peter Marino, ami de la Maison – qui promeut, pour mieux le préserver,le formidable patrimoine vénitien. Pour ses vingt ans, cette organisation unique s’est associée à la maison Dior. Ensemble, elles ont choisi d’évoquer le« Bal du Siècle », une part de l’histoire et du rêve Dior, et de dédier ce gala à la mémoire des emblématiques fresques du peintre Giambattista Tiepolo.

Baptisé« Bal Tiepolo », ce bal célèbre Venise, ses traditions et ses liens indéfectibles avec l’histoire de l’art et la culture française.

Prestigieuses collaboratrices de cet événement : Bevilacqua et Rubelli, deux manufactures textiles vénitiennes et ancestrales. Elles ont collaboré avec la Maison, notamment pour la recherche des tissus, certains d’entre eux provenant d’archives datant du XIXe siècle, ainsi que pour l’élaboration de velours originaux qui ont habillé les créations haute couture de Maria GraziaChiuri. La Directrice Artistique s’est inspirée, pour l’occasion, des tableaux du peintre vénitien Pietro Longhi, et, surtout, de l’héritage Dior foisonnant de photos et de croquis emblématiques :Monsieur Dior et sa grande cape, les illustrations pour les parfums Miss Dior, Diorissimo et Dioramapar l’artiste René Gruau, ou encore la robe Labia signée Yves Saint Laurent pour Dior.

 

 

Ainsi, des robes de bal surmontées de capes, créées exclusivement pour quelques personnalités et amies de la Maison, à l’instar de Karlie Kloss, Sienna Miller et Dasha Zhukova, ont pris vie dans ces tissus raffinés, hommage aux costumes d’époque ; la photographe renommée Ellen von Unwerth immortalisant les convives face aux fresques de Tiepolo.

Les nappes du dîner ont été signées, quant à elles, par la célèbre maison de textile Fortuny,qui perpétue la tradition du fabuleux artiste, inlassable chercheur et artisan-inventeur, Mariano Fortuny. Ces prestigieux tissus – produits aujourd’hui encore dans son usine historique, fondée il y a un siècle, sur l’île de la Giudecca, à Venise – proviennent de la collection incomparable d’archives, anciennes et contemporaines, de cette institution vénitienne. La Directrice Artistique de Dior Maison, Cordelia de Castellane, a également imaginé une série d’assiettes inédites mettant en scène les thématiques de chaque table.

En renouvelant cette amitié historique entre Dior et Venise, au nom de l’excellence des savoir-faire, et dans la tradition du« Bal du Siècle »de Charles de Beistegui, cette soirée se composede performances, telle l’apparition magique de l’artiste italienne et croate Parolabianca, formée parle grand mime Marcel Marceau. Des danseurs et des échassiers ont créé des tableaux mouvants sur des notes de mellophone, de n’goni (harpe du Mali) et de violon des musiciens. Un spectacle grandiose, sublimé par les costumes lumineux des performeurs conçus par Maria Grazia Chiuriet l’artiste italien Pietro Ruffo, avec qui elle avait déjà collaboré lors du défilé des soixante-dix ans de la Maison. Pour cette soirée exceptionnelle, il a réalisé, avec la Directrice Artistique, des robes sculpturales réfléchissantes, baptisées Constellation, représentant la carte du ciel étoilé et les douze signes du zodiaque. Ensemble, ils se sont inspirés des symboles de l’astronomie grecque, décrivant les figures mythologiques, extrêmement riches en détails. Ce voyage ancestral et magnétique à travers le ciel, le soleil et les astres est une célébration des codes et des passions de Christian Dior, mais également de la régénération perpétuelle de Venise, symbole éternel de la beauté et de la fête.Par cette soirée unique, le Venetian Heritage et Dior rendent hommage au lien indéfectible entrela France et l’Italie. Maria Grazia Chiuri trace ce nouveau trait d’union, par sa créativité et sa fascination pour l’art sous toutes ses formes, et instaure ainsi un dialogue intense aux cultures plurielles, aux origines multiples.

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