Comité Montaigne : tout pour l’avenue !

L’Avenue Montaigne ne se limite pas à être un havre du bon goût et du shopping haut de gamme : elle propose aussi plusieurs animations réputées – et bien ancrées dans l’agenda parisien.

Un modèle pour les avenues chics du monde
Le dynamisme de l’avenue Montaigne doit beaucoup à une institution qu’anime depuis près de deux décennies son actuel président, Jean-Claude Cathalan – autrefois à la direction de Groupe Revillon puis de Jean-Louis Scherrer : le Comité Montaigne. Regroupant la plupart des maisons de l’avenue Montaigne et de la rue François-Ier, soit une soixantaine d’adresses prestigieuses, il entretient la réputation des lieux par une série d’événements très courus. Il a noué des relations privilégiées avec des avenues de statut comparable comme Ginza à Tokyo et est même devenu un modèle à imiter : ainsi, tout récemment, la Fashion Night a eu une résonance planétaire tandis que l’avenue Louise à Bruxelles ou Via Montenapoleone à Milan ont décidé de monter un événement inspiré des Vendanges Montaigne.

Les Vendanges ont 22 ans !
Qui aurait imaginé un tel succès ? Les Vendanges de l’avenue Montaigne avaient été conçues à l’origine, en 1990, comme un rendez-vous raffiné et mondain entre deux grandes traditions françaises : le luxe et les grands crus. La recette a si bien pris que l’événement pourra fêter cet automne plus de trois septennats successifs : mieux que n’importe quel président… Si la cadence, initialement annuelle, est aujourd’hui biennale, le principe est resté le même : des partenariats se nouent entre les Maisons de l’avenue et de grands homologues du vin et du champagne. Par une soirée de novembre 2012, des dais sont montés devant les vitrines de l’Avenue Montaigne pour y accueillir des buffets où sont débouchés des flacons d’exception… La clientèle, une coupe à la main, peut discuter des dernières collections et le plaisir s’y accompagne toujours d’un geste de générosité : c’est à cette occasion que le Comité Montaigne, dans le cadre de l’opération « Pièces jaunes », remet un chèque à la fondation Hôpitaux de Paris – hôpitaux de France, présidée par Madame Bernadette Chirac.

Les catherinettes, une tradition qui se renouvelle
Un autre point fort de « l’année Montaigne » est la fête des catherinettes. Cette tradition était, il faut le dire, en perte de vitesse, et ne doit de se perpétuer aujourd’hui qu’à l’engagement du Comité et des grandes maisons de la mode. Autrefois, le 25 novembre, fête de sainte Catherine, était aussi celle des jeunes filles de 25 ans non encore mariées. Dans la couture, les catherinettes se devaient de porter un couvre-chef vert et jaune, les couleurs de la connaissance et de la foi, et étaient fêtées par leurs collègues plus jeunes ou plus âgées. Aujourd’hui, c’est dans le cadre grandiose du théâtre des Champs-Elysées qu’a lieu la remise des prix : les candidates descendent les escaliers devant une audience nombreuse (l’entrée est libre) et tout acquise à leur cause. Signe des temps : le Comité a modernisé les règles en introduisant la mixité : si les catherinettes restent les stars de la soirée, les garçons peuvent aussi remporter un accessit pourvu qu’ils soient coiffés de manière remarquable.

Une avenue-lumière…
A l’arrivée de l’hiver, on pense plus fort que jamais à Paris comme « ville-lumière ». Si les Champs-Elysées restent un classique du genre, l’avenue Montaigne a développé elle aussi depuis quelques années une politique innovante d’illuminations, jouant d’un atout indéniable : les quelques centaines d’arbres – marronniers et acacias – qui bordent ses contre-allées, ses belles vitrines et ses grilles en fer forgé. Globes, guirlandes, lanternes, aux teintes blanches, rouges ou bleues donnent une dimension chaleureuse au début de la saison froide. Inaugurée à la fin du mois de novembre, cette mise en lumière se prolonge évidemment jusqu’aux fêtes et à l’année nouvelle et devient un but de promenade en soi. L’an dernier, en 2011, la mise en scène mêlait aux cercles de lumière des rameaux de gui, invitant les amoureux, comme le veut la tradition, à s’embrasser sous leur protection…

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