A l’heure du dejeuner

Un déj’ au bar des Théâtres

Sur l’Avenue Montaigne, on se nourrit de luxe et de beauté mais également de bonne chère. À l’heure du déjeuner ou le soir, stuff on n’a pas de mal à y trouver de quoi se restaurer. Une adresse très parisienne a eu les honneurs de Fauteuils d’orchestre, cure

le film de Danièle Thompson (dont le titre, rappelons-le, a été traduit en anglais par Avenue Montaigne !). Pour une raison qui se conçoit aisément : le bar des Théâtres, comme son nom l’indique, est en vis-à-vis du Théâtre des Champs-Élysées. C’est là que l’héroïne, interprétée par Cécile de France, est serveuse et va faire la rencontre qui va décider de son avenir. Dans la «vraie vie», c’est aussi là que se retrouvent les comédiens et les interprètes qui jouent ou qui répètent en face. Il n’était pas rare d’y voir les violoncellistes Rostropovitch et André Navarra y partager une table…

Manger sur le toit de Paris

Moins ancien mais avec une vue saisissante, le restaurant Maison
Blanche s’est quant à lui installé sur le toit même du théâtre.

Cette adjonction, prévue sur les plans d’origine de 1913, n’a en fait été réalisée que dans les années quatre-vingt, à l’occasion des travaux de remise en état. La surélévation a été conçue par l’architecte Brigit de Kosmi. Élu meilleure table d’affaires du monde par la revue Forbes, le restaurant est animé depuis 2001 par les frères Pourcel, dont Le Jardin des sens, à Montpellier, a fait la notoriété. Le design épuré, clair, blanc, prune ou couleur granite, est l’oeuvre de collaborateurs de Philippe Starck. La conception technique est assez époustouflante. Pour ne pas peser sur les fondations du théâtre, le restaurant a sa propre structure porteuse : il est comme un pont suspendu dans le ciel de Paris !

 

72 bougies pour le Relais Plaza

Au n° 21, on entre en relation avec une adresse mythique : le Relais Plaza, qui a ouvert l’avantdernier jour de l’année 1936. À l’époque, comme le rappelle Pascal Payen-

Appenzeller dans son ouvrage sur l’hôtel Plaza Athénée, ce n’est pas une revue de restauration mais Le Figaro littéraire qui exprime les éloges les plus vifs sur ce nouveau lieu à la mode, énumérant les panneaux sculptés, le bar en sycomore blanc, le lustre de cristal ou les rideaux de voile brodés de fleurs ocrées. Impossible de lister les talents qui l’ont fréquenté : il y faudrait des pages entières ! Ce succès continu tient sans doute au maintien de la qualité (c’est Alain Ducasse qui supervise aujourd’hui l’établissement) mais aussi au respect de l’histoire. Les hommes changent mais la décoration (fidèlement inspirée de celle du paquebot Normandie) et l’esprit (un souper rapide après le théâtre) ont traversé les années.

 

 

 

 

 

 

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